Humeur – Renault :%% A la niche, Gollnisch…

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Gollnisch chaperonné par Jean–Marie et Marion Maréchal. Belle bochette… euh… brochette ! Nous avons malencontreusement omis un «r», Herr Gollnish !

C’est un dégât collatéral de l’affaire Ghosn, de cette lente et insoutenable «aghosnie» ! Suite à l’arrestation, au Japon, du PDG du groupe Renault, soupçonné de fraude fiscale et d’abus de biens de l’entreprise, l’eurodéputé Rassemblement national (RN, nouveau nom du Front national) Bruno Gollnisch, petit porteur d’actions de Renault, a annoncé sa candidature au conseil d’administration et à la direction de la transnationale française !

A l’heure où nous mettions sous presse, ce petit «boursicoteur», qui s’était porté acquéreur, il y a de cela plusieurs années, de cinquante actions moyennant 2 953 euros,  prévoyait, à en croire les informations du Figaro, la publication d’un communiqué afin de demander la tenue d’urgence d’une assemblée générale des actionnaires du groupe Renault.

Si l’impensable venait à se produire, ce serait la «lose» totale pour le Losange ! Gollnisch, quoi ! J’ai un slogan de campagne tip top pour lui : «Go Goll’, Go» (gogol) ?

On n’en est pas encore là, même si l’ancien secrétaire général, puis vice-président du Front National, par ailleurs directeur de campagne de Jean-Marie Le Pen lors de la présidentielle de 2002, celle où l’extrême droite a failli réussir le hold-up du siècle, a déjà présenté une esquisse de programme.

En effet, Gollnisch aurait indiqué vouloir s’attaquer aux «rétributions faramineuses des dirigeants». «Je veux donner un coup de pied dans la fourmilière et exposer un certain nombre de problèmes», peut-on lire sur le site du Figaro. Et l’ex-élu du Var d’ajouter : «Il est temps que les petits actionnaires se fassent entendre !». Rien à dire : ça sonne quasiment aussi vrai que quand Hollande martelait à qui voulait l’entendre, avant les élections de 2012, que son véritable adversaire était le monde de la finance…

S’il assure être de taille pour être à la barre d’un mastodonte de l’industrie automobile et le mener à bon port en évitant soigneusement tous les écueils, Gollnisch traîne de grosses casseroles judiciaires. Il a été mis en examen le 6 juillet dernier pour abus de confiance dans le cadre de l’affaire des emplois fictifs des assistants parlementaires du FN au Parlement européen.

Donc, en gros, on remplacerait un gars soupçonné de fraude, mais aux méthodes de management avérées, par un autre prévenu, parfaitement incompétent en matière d’industrie automobile et qui, pour ne rien arranger, a prouvé à de multiples reprises par le passé son étroitesse d’esprit et son peu d’âme, notamment en exprimant son soutien indéfectible à Jean-Marie Le Pen après que ce dernier eut qualifié les chambres à gaz nazies de détail de l’Histoire.

Un affreux jojo dans son genre serait capable de sortir un «le groupe Renault aux Français» en plein conseil d’administration de l’un des membres japonais de l’Alliance (Nissan ou Mitsubishi), voire d’œuvrer pour la relocalisation dans l’Hexagone, en France métropolitaine, de tous les sites de production Renault, y compris ceux de Tanger-Med et de Somaca. Imaginez le boxon que serait cette sorte de IIIe Reichie (contraction de Reich et de Régie)… Heureusement que les deux actionnaires principaux, l’Etat français et Nissan, à hauteur de 15% chacun, devraient, selon toute vraisemblance, faire barrage à cet affreux personnage.     

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