Jaguar XF 2.0 l i4D Luxury Black Edition : Dans les griffes du félin !

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Flash-back : durant la dernière édition d’Auto Expo, la grande routière de Jaguar, la XF, était toutes griffes dehors, réalisant une performance commerciale remarquable. Un succès qui a un nom, Luxury Black Edition, et qui a piqué notre curiosité. Nous avons voulu savoir ce que ce félin a dans le ventre, ce qu’il a de si spécial.

La XF, c’est d’abord un look. Apparue en 2008, la première génération de la grande routière de Coventry a influencé, d’un point de vue esthétique, tout le line up actuel de la marque. Lancée en 2015, sa remplaçante s’est bien gardée de tout changer. Et c’est tout à fait compréhensible : admirez cette silhouette aussi musculeuse qu’altière, qui fait oublier le gabarit imposant du véhicule, notamment sa longueur, qui flirte avec les 5 mètres. 

Au sein de la catégorie des grandes routières premium, la XF n’a rien à envier, au plan du style, de l’agressivité, à ses rivales allemandes. Et c’est d’autant plus vrai avec cette série limitée, qui doit son nom au Black Pack, série d’accessoires et d’éléments de carrosserie bien sentis. Posée sur de superbes jantes de 19 pouces gris foncé, cette édition limitée donne à voir un style racé au possible.

L’intérieur est au diapason. Si la présentation intérieure de la XF est léchée, «so british», et que la qualité perçue lui permet de s’inviter à la table des concurrentes allemandes, c’est l’orgie de petites et douces attentions auxquelles ont droit les occupants de cette XF Luxury Black Edition qui polarise l’attention.   

L’importateur exclusif de Jaguar au Maroc a consenti un gros effort en matière d’avantages client pour rendre cette XF plus attrayante que d’habitude ! On parle de près de 200 000 DH de bonus ! Les mots suréquipés ou «full options» prennent ici tout leur sens.

L’intérieur bicolore façon… Stendhal, le superbe volant, ou encore l’écran tactile central de 10 pouces, installent une atmosphère inimitable. C’est plus gai qu’à bord des Allemandes.

Le cœur sur la main

Dotée d’un toit ouvrant inclinable et coulissant et d’un système multimédia Pack Navigation Pro avec système audio numérique Meridian et écran tactile de 10 pouces, cette XF parvient à magnifier un habitacle qui était déjà unanimement salué pour son faste, pour le sens de l’accueil qui y règne, pour son habitabilité généreuse et son volume de chargement honorable. Cubant 540 dm3, le coffre de la XF fait jeu égal avec celui de la Mercedes Classe E et domine de 10 dm3 ceux de l’Audi A6 et de la BMW Série 5.

Luxury Black Edition ou pas, démarrer une XF est toujours un moment particulier. On a droit à un véritable cérémonial : le bouton Start-Stop clignote dès lors que la clé de contact est repérée, vous invitant ainsi à mettre en branle le véhicule. Ensuite, quand le moteur s’ébroue, c’est une cinématique très précise qui s’offre aux yeux. Les buses d’aération surgissent de part et d’autre de la planche de bord, tandis qu’émerge de la partie horizontale de la console centrale la commande rotative de la boîte ZF à 8 rapports ! Un spectacle qui fait immanquablement son effet !

Les premiers tours au volant de notre XF permettent d’apprécier le confort de roulement et l’élasticité du groupe motopropulseur. Basée sur une XF 2.0 l i4D, ce félin abrite sous son capot l’archiconnu quatre-cylindres turbodiesel deux litres Ingenium de 180 ch et 430 Nm.
Ce bloc, qui fait aussi le bonheur des cousins de Land Rover, n’a pas la noblesse du V6 3.0 l essence des versions de haut de panier. Sa sonorité est assez présente à froid, mais ce petit bémol n’a lieu d’être que lorsque les vitres du véhicule sont baissées, la XF bénéficiant d’une insonorisation poussée. Une fois la mécanique correctement lubrifiée, ce qui parvient aux oreilles est plus rond, moins détonnant de la part d’une Jaguar. Ça ronronne même de manière assez agréable après un «tour de chauffe».  

Ne reste alors plus que du positif : confortablement lové dans le siège en cuir, le splendide volant à jante épaisse bien en main, on apprécie la direction à la consistance et à la précision proverbiales, la suspension qui offre un compromis proche de la perfection entre confort et sportivité (mouvements de caisse et prise de roulis sont réduits à leur portion congrue) et le caractère volontaire du moteur, bien aidé, il est vrai, par l’excellente boîte auto. Les performances sont honorables, avec une vitesse de pointe de 229 km/h et
un 0 à 100 km/h qui réclame 8,1 s.

L’art de recevoir

Mais à l’impossible, nul n’est tenu ! Impériale sur autoroute, la XF tire un peu la langue quand l’asphalte se met à serpenter. Menée prestement dans ces conditions, son poids se fait sentir dès l’inscription en entrée de virage, et ce malgré la répartition des masses quasi idéale, proche de 50:50, le grip phénoménal du train avant, les remontées d’informations provenant de la direction et tout l’à-propos des nombreuses béquilles électroniques qu’elle embarque. Si sa structure fait la part belle à l’aluminium, matériau réputé pour sa rigidité et sa légèreté, la grande routière affiche tout de même 1,7 tonne sur la balance.

Aussi costaud soit-il, ce félin ne doit pas être confondu avec la F-Type. Et il suffit de jeter un œil sur la «facture» pour s’en convaincre : la XF Luxury Black Edition était proposée à 479 000 DH au cours du salon casablancais ! C’est, avant tout, ce rapport prix-prestations imbattable qui y a fait son succès ! Les Allemandes en «cauchemardent» encore !

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