Mondial de l’Auto 2018 :%% Paris vaut bien une messe !

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Sans vouloir jouer les Cassandre, nous assistons à une «crise Mondial» sans précédent… Maints constructeurs, et non des moindres, manquent à l’appel de l’édition 2018 de la grand-messe parisienne ! Heureusement que les constructeurs qui y prennent part débarqueront avec des valises remplies de nouveautés, dont certaines devraient éclabousser de leur classe l’événement !

Les temps sont durs pour le Mondial de Paris, qui se tiendra du 4 au 14 octobre prochain. Comme si le tollé soulevé par l’affiche de l’édition 2018 de cette manifestation lors de sa présentation en février dernier ne suffisait pas, bon nombre de constructeurs ont décidé de bouder ce salon jadis incontournable. Citons, entre autres, Abarth, Alfa Romeo, Fiat, Ford, Infiniti, Lamborghini, Mazda, Mitsubishi, Nissan, Opel, Subaru, Volkswagen et Volvo. Temps mort ! Faut qu’on reprenne notre souffle !

La raison de cette défection en nombre ? Il y en a un paquet ! De plus en plus de dirigeants automobiles privilégient dorénavant d’autres voies pour le lancement de leurs modèles les plus importants, qui des événements alternatifs, sportifs et/ou sélect, qui des salons moins «sectaires» comme le Consumer Electronics Show de Las Vegas (CES) ou le Mobile World Congress de Barcelone (MWC), qui encore des salons situés dans les nouveaux eldorados de l’automobile comme la Chine, la Russie ou le Moyen-Orient.

D’autres mettent carrément l’accent sur des événements, «physiques» comme digitaux, organisés par leurs soins. A l’instar de Nissan pour son Juke Nismo en 2012, BMW et Ferrari ont présenté respectivement la Série 8 et la Ferrari 488 Pista Piloti Ferrari en première mondiale sur le circuit de la Sarthe, à l’occasion de la dernière édition des 24 Heures du Mans ! Dans le même ordre d’idées, fin août à Pebble Beach, les grandes manufactures de sportives se sont donné le mot pour sortir l’artillerie lourde : Bugatti Divo, Ferrari 488 Pista Spider, Lamborghini Aventador SVJ, BMW Z4 M40i… Toutes ces sportives prennent part au Mondial 2018. Mais ce n’est pas comme si elles y avaient été révélées en avant-première !

La traversée (du désert) de Paris

En fait, à bien regarder, aucun des constructeurs absents ne dispose d’une nouveauté en mesure de polariser l’attention des visiteurs du Mondial. Pas besoin de réfléchir autant que la galerie des Glaces (pièce emblématique du château de Versailles) pour saisir les motivations des «déserteurs». Ils renâclent à miser des sommes colossales dans un stand où ne figureront que des modèles ayant déjà lancé leur carrière commerciale.

Tout «numéro un» mondial qu’il est, Volkswagen regarde à la dépense. Le Dieselgate est passé par là. En revanche, l’année prochaine, il y a fort à parier que la marque de Wolfsburg et la prochaine itération de son éternel «flagship», la Golf (huitième du nom), ne rateront pour rien au monde le Salon de Francfort, organisé tous les deux ans en alternance avec l’événement parisien.

Et dire qu’il fut un temps où un constructeur marocain tout rikiki comme Laraki investissait des mille et des cents pour le lancement de sa Fulgura, sportive dévoilée au salon de Genève 2004 et présente, quelques mois plus tard, au Mondial de Paris… Autres temps (pas si lointains), autres mœurs !

Pour ne pas laisser trop de plumes dans cette crise, les organisateurs du Mondial ont réagi en accordant une place et un espace plus importants aux deux-roues, au «Mondial de la moto», mais aussi au «Mondial de la mobilité» (histoire d’enquiquiner le CES et le MWC ?).

Paris brûle-t-il ?

Un cautère sur une jambe en bois, tout au plus ! Ce ne sont pas des «mesurettes» qu’il faut, mais un électrochoc ! De 1,5 million de visiteurs en 2008, le Mondial, qui a longtemps été le plus couru des salons, a failli descendre sous le seuil symbolique du million en 2016. Du coup, il a vu les salons de Pékin et de Shanghai lui passer devant en termes d’affluence, de succès populaire.

Le désamour est patent. Les salons auto parviendront-ils à raviver la flamme, à démontrer qu’ils ne sentent pas la naphtaline, qu’ils ne sont pas has been ? Rien n’est moins sûr !

Tout n’est pas perdu, cela dit. La tendance baissière au niveau de l’affluence ainsi que tous ces constructeurs qui font faux bond ne doivent pas occulter le fait que de nombreuses nouveautés seront présentées en avant-première à Paris.

Dans le florilège qui suit, nous nous intéressons aux plus importantes d’entre elles, celles sur lesquelles les projecteurs seront braqués ! Le moins que l’on puisse dire est qu’il y a du «beau monde».

«Ne pouvoir se passer de Paris, marque de bêtise ; ne plus l’aimer, signe de décadence», écrivit Flaubert dans ses «Notes de voyage». Pas mieux !

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