Mercedes Classe C restylée :%% Master Class

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Née sous une bonne étoile, la Classe C a pourtant trouvé le moyen de progresser dans à peu près tous les compartiments suite à son restylage de mi-vie. Une véritable leçon !

Plébiscitée à sa sortie, la génération actuelle de la Classe C n’a connu aucun signe d’essoufflement tout au long de la première partie de sa carrière. Le best-seller de Mercedes dans le monde en 2017, avec 415 000 exemplaires écoulés, performance qui lui a permis de capter près de 20% des volumes de ventes globaux de la marque, a également dominé les débats au Maroc. Elle y a remporté et la lutte intestine (452 immatriculations, soit 51 de plus que l’autre «blockbuster» de la gamme, la Classe A) et celle qui a fait rage au sein du segment des familiales premium (62 exemplaires d’avance sur le dauphin, l’Audi A4).   

Il faut dire que le look racé de la star de Stuttgart, très proche de celui de la Classe S, n’a pas pris une ride. C’est la raison pour laquelle il faut s’y reprendre à deux fois pour distinguer les bénéfices du passage sous le billard.

Franchement, il n’y a vraiment pas de quoi sauter au plafond ! Les boucliers sont moins massifs, plus sportifs, la signature lumineuse a été revisitée à l’avant comme à l’arrière et c’est à peu près tout ! Côté nomenclature, on prend les mêmes et on recommence, à une exception près. Les finitions «Classe C», «Avantgarde», «AMG Line» et «AMG Line Plus» reprennent du service, cependant que la finition «Avantgarde Plus» a été abandonnée sur le bord de la route.   

En optant pour les finitions AMG, l’électroencéphalogramme s’emballe un brin, du fait de l’apparition de l’exquise calandre diamant et de spoilers avant et arrière plus ajourés que jamais !

Coup de fard

A bord, les coups de scalpel ont été plus profonds. La Classe C hérite de nouvelles teintes de sellerie, de nouvelles essences de bois pour les inserts décoratifs, ou encore d’un volant coulé dans le même moule que ceux des dernières productions de la marque, notamment les CLS et Classe A. Il est doté de touches sensitives.

Si le lifting est léger d’un point de vue cosmétique, c’est une véitable leçon technologique qu’administre cette version restylée. Comme les dernières productions de la marque, la familiale du clan peut désormais disposer, de série sur la version AMG Line +, d’une instru numérique avec écran de 12,3 pouces. Elle a également droit, à partir de la version AMG Line, à un écran central plus grand qu’avant (10,25 pouces) et largement updaté (HD et format 16/9), quand les versions de base et intermédiaire demeurent fidèles, de série, à un écran de 7 pouces.

En revanche, il faudra attendre la prochaine génération pour voir la Classe C bénéficier enfin des deux dalles juxtaposées inaugurées par la Classe S en 2013. 

Finition et matériaux ont été passés au tamis de l’excellence. Seul bémol, un écran central qui n’est toujours pas doué de capacités tactiles.

Démonstration de force

Cela dit, la «Baby Classe S» a largement de quoi se consoler : elle hérite, à l’instar de cette dernière, mais en option, de nouveaux projecteurs avant, sertis de 84 diodes longue portée pilotables individuellement.

Sachez aussi que le système de conduite semi-autonome de la Classe C, qui en faisait, en 2014 déjà, une des voitures les plus avant-gardistes de sa catégorie technologiquement parlant, a eu droit à une profonde mise à jour. Grâce à un dispositif des plus sophistiqués, composé d’un freinage d’urgence autonome, de l’alerte de franchissement de ligne, mais surtout d’un régulateur de vitesse adaptatif remanié, plus «intelligent», la Classe C est désormais en mesure d’adopter une conduite prédictive. Elle utilise la cartographie du GPS quand se profile un virage ou un carrefour afin de mieux l’aborder, notamment en matière de vitesse.

Deux nouveaux blocs

Enfin, au rayon mécanique, la Classe C restylée se contente, sur notre marché, de deux blocs (Diesel). En fait, ce sont deux variantes du même bloc, un 4-cylindres suralimenté. Il s’agit d’une version «downsizée» du moteur d’avant-restylage. Cubant 2,1 litres précédemment, il a été réalésé et perd 150 cm3 dans l’opération.

Plus compact et plus léger (baisse de poids de l’ordre de 16%), il affiche un appétit de moineau. Selon le nouveau protocole de mesures européen (normes WLTP), la Classe C se contente de 4,4 l/100 km/h en cycle mixte dans ses deux variantes de puissance.

Dans sa variante C 200 d, ce nouveau bloc développe désormais 150 ch et 360 Nm, contre 136 ch et 320 Nm auparavant. Le bonus de chevaux est encore plus spectaculaire sur l’exécution la plus puissante de ce bloc, la C 220 d, forte de 194 ch (+24 ch). En revanche, le couple maxi fait cette fois-ci du surplace (400 Nm). Dans les deux cas, c’est une boîte automatique 9G-Tronic qui est sollicitée.

Le passage à la caisse

Sans transition, il est temps d’aborder ce qui fâche habituellement quand c’est d’une Merco qu’il est question : la douloureuse. La grille tarifaire de la nouvelle Classe C démarre à 410 000 DH et culmine à 689 000 DH. Pour rappel, avant le passage par la case restylage, une C 180 d d’entrée de gamme, était affichée à 409 000 DH.

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